Votre titre de séjour peut vous être retiré après avoir été délivré si :

Vous l’avez obtenu de manière frauduleuse ;
Les conditions de votre séjour ont changé et vous ne remplissez plus les critères de votre titre de séjour ;
Vous avez employé un étranger sans autorisation de travail ;
Vous êtes entré en France avec l’intention de vous installer pour une autre raison que celle pour laquelle on vous a délivré votre titre de séjour ;
Vous avez fait venir votre conjoint(e) ou enfant(s) en dehors de la procédure de regroupement familial ;
Vous êtes passible de poursuites pénales au titre de certaines infractions (notamment traite des êtres humains, proxénétisme, exploitation de la mendicité, vente de stupéfiants) ;
Vous êtes source de trouble à l’ordre public ou représentez une menace à la sécurité publique ;
Vous faites l’objet d’une mesure d’expulsion.

L’étranger, à qui son titre a été retiré, est normalement expulsé.

Votre carte de séjour salarié, travailleur temporaire, scientifique-chercheur ou carte bleue européenne ne peut pas vous être retirée si vous vous retrouvez involontairement au chômage.

Vos droits à un visa Schengen peuvent vous être retirés par le préfet si vous cessez de remplir les conditions de délivrance du visa,

vous travaillez sans autorisation en France ;
votre comportement trouble l’ordre public ;
vous êtes venu en France pour y rester et non pour un court séjour (il faut des indices pouvant laisser penser cela).

Le titulaire du visa doit être informé des raisons pour lesquelles on lui retire son visa Schengen.

Vous pouvez former contre la décision d’abrogation un recours gracieux auprès du préfet ou/et un recours hiérarchique auprès du ministre de l’intérieur.

Vous pouvez aussi saisir le juge administratif d’un recours en annulation :

si vos recours administratifs n’ont pas abouti ;
ou directement sans passer par ces recours administratifs.